Vendredi. La veille des vacances.
Pour le dernier jour de cours avant les vacances de Toussain, on avait décidé de se déguiser. IL ne fait pas très beau aujourd'hui mais le lycée est tout plein de couleurs.
Moi je me suis déguisée en "diablotine"... hem... ça fait un peu pu... peripatétitienne, à mon goût, mais Lili adore. C'est elle qui a choisit mon constume, avec Maman et Maxime, (encore un coup du Carpe Diem ! ) . Au moins on me voir bien !
haut rouge, jupe rouge, collant noirs, bottes rouges. On ne voit que moi !
Lili s'est déguisée en ange. Du coup on ne se quitte pas. Ange et Démon. Bien et Mal. Vie et Mort...
Coup de bol, les profs ont une réunion sindicale à 15h30. Ce qui fait que nous n'avons plus court après. Alors avec notre classe on défile dans la rue.
On arrive sur une vieille place, où d'autres élève font beaucoup de bruit. Ils sont aussi déguisés. On va vite les rejoindre et on commence à faire connaissance.
Des gens passant dans la rue, nous prennent surement pour des dingues ! Quoi de plus normal :
15 lycéens déguisés en tout ce qu'on veut sauf en quelque chose d'effrayant, faisant un bouquant du diable (et c'est le cas de le dire !!!).
On prend des photos, c'est super.
Ma tête me tourne mais je ne dis rien.
Puis comme je me sens vraiment mal, Toussain me propose de me reccompagner chez moi.
Aperemment je marmonne un truc inodible, car il me soutient par le taille et nous partons en direction de... quelque part.
J'ouvre les yeux. Le plafond est blanc, comme dans ma chambre, mais ce n'est pas l'odeur de chez moi. Ma tête me fait mal. Je referme doucement les yeux et développe mes autres sens.
Tous sens le produit, la javel, je suis donc dans un endroit stéril.
Sous mes doigts c'est un tissu-plastique. Je suis sûrement pas chez moi. D'autant plus qu'un tuyau me passe dans le nez.
Je n'ai le goût de rien, ma bouche est seulement pâteuse.
Et j'entends... j'entends un 'tuut. tuut" incéscant. Mis a part ce bruit je n'entends rien d'autre. Et je n'ai pas la force d'ouvrir les yeux.
ça m'est égale, je sais où je suis : à L'hopital.
J'ignore quel jour nous sommes, quelle heure il est, si ma mère est là, si elle pleure, qui me soigne, mais je sais que je suis à l'hopital. Une peur me prends soudain. Si je mourrais maintenant ? Non je ne veux pas, je ne veux pas.
Mes paupières sont lourdes, mais je les entrouvres, doucement mais sûrement.
Alors je tourne la tête à droite. Chaise, table de nuit, Porte.
Vers la gauche. Fentres... rideau.
c'est déprimant. Je vais pour fermer les yeux, mais, je me retiens et dans un éffort ultime je me redresse.
Ma main droit soutiens tout le poids de mon cors tandis que ma main gauche masse ma tête qui va exploser.
Je regarde en face de moi.
Je suis vraiment dans une chambre stérile :
Le mur en face de mon lit est un fait une baie vitrée. Cette grande fenêtre me laisse voir maman, assise sur une chaise, déséspérant dans les bbras de Maxime qui à l'air vraiment anxieu. Personne ne me regarde, car un vieil homme en blouse blanche leur parle. Ce n'est pas mon médecin, ce n'est pas Cled' .
J'ai envie de faire du bruit pour qu'il regarde vers moi, mais ma machoire est trop lourde alors je me contente de les observer.
Un souvenir me revient alors. J'avais huit ans, quand je suis allée avec mes grand-parents au Zoo. Au départ tout c'était très bien passé. Je m'extasiat devant chaque animal. J'eu peur quand un grand tigre sauta vers nous, je fus sur-exitée en voyant les perroquet de toute les couleurs... Mais on arriva aux singes. Les grands singes.
sur le panneau était marqué "le grand singe est l'animal qui se rapproche le plus de l'homme". Un singe se tenait assis l'air pensif... IL nous observait. Il avait les même yeux que ceux de mamie qund elle était triste. Je fis tout de suite le rappochement et je me mis à pleurer. Pauvre animal enfermé dans une patite cage.
Je n'ai jamais remis les pieds dans un Zoo.
Je me demandais à cet instant précis si le singe que j'avais vu, n'essayait pas de nous appellé comme je voulais le faire à ce moment. Si il se sentait aussi oppréssé que moi, en regardant à traves la vitre.
Maxime daigna tourner la tête vers moi et eut une éxclamation en me voyant assise. Maman se leva et se colla à la vitre.
- Comment vas-tu ? me demanda t-elle sa voix très atténuée par le verre épais.
- Bien, dis-je d'une voix faible
- Tu nous a tellement fait peur !
- Je suis désolée maman, je ne voulais pas te...
- C'est pas de ta faute, coupa Max, l'important c'est que tu sois vivante.
- Vivante ? murmurais-je, Vivante ? Je tournais la tête de tout les côté pour montrer à Maxime que je me sentais réduite, celui-ci comprit.
- Depuis combien de temps je suis là ?
- Trois jours répondit le médecin. Je m'appelle Arnaud Andréas, et je vais suivre ton traitement. Tu as fais un malaise pendant lequel.. .
pendant lequel je ne saurais jamais la suite. Ce qu'il disait m'ennuyait et il du s'en rendre compte car il s'arreta.
- On ne peut pas ouvrir les volets ? demandais-je
- Non, tu es dans une chambre stérile et aucune bactéries ne doit pouvoir passer à l'interieur...
- Alors pourquoi y a t-il cette fenêtre ?
Personne ne répondit. Ce que je venais de dire était on ne peut plus logique.
- Combien de temps je vais rester la dedans ?
- le temps de finir ta chimio, répondit maman.
Instinctivement je passais la main dans mes cheveux.... pour en enlever une touffe. Bleue. ils étaient Bleus.
- Vous viendrez me voir, souvent ?
- tout les jours, répondit Maxime, soit moi, soit ta mère, mais on viendra.
Il avait cet air mélo-dramatique que je détéstait, pour la simple et unique raison que ça ne lui allait pas du tout. Ce garçon n'était beau que quand il souriait.
Alors je décidais de faire le premier pas : J'offris mon plus beau sourire depuis ces 15 dernières années.
- Ne venez pas tt les jours, vous ne saurez plus quoi me dire à force !
Et je reposais la tête sur l'orailler qui sentait le formole.